Les moineaux, victimes des néonicotinoïdes

Publié le par Christine

Les moineaux, victimes des néonicotinoïdes

Quand on entend le mot insecticides ou plus particulièrement néonicotinoïdes, on pense souvent aux abeilles ou aux pollinisateurs en général. Mais ils ne sont pas les seules victimes.

Les néonicotinoïdes tuent insectes et pollinisateurs

Pour mieux faire le tour du problème et comprendre l’ampleur des conséquences de l’utilisation de pesticides, et des néonicotinoïdes en particulier, Ségolène Humann-Guilleminot a réalisé une étude dans le cadre de son master de biologie à l’Université de Neufchâtel en Suisse(1).

On savait déjà que ces substances, pourtant interdites partiellement par l’Union européenne depuis 2013, sont répandues dans les champs pour tuer les insectes ravageurs. Problème, les pollinisateurs (et majoritairement les abeilles) sont touchés car le produit contamine jusqu’au pollen et au nectar des fleurs. Mais ils ne sont pas les seuls : les oiseaux sont les autres victimes de ces produits.

Les plumes des moineaux portent les traces des néonicotinoïdes

Dans son étude, publiée la revue Science of the Total Environment, l’étudiante a prélevé pas moins de 600 plumes de moineaux dans les champs à proximité de 47 fermes suisses biologiques ou conventionnelles. Sur ces oiseaux – déjà victimes de la raréfaction d’insectes tués par les néonicotinoïdes – on trouve en moyenne entre 1,7 et 9,2 ng/g de plumes.

« Dans certains échantillons cependant, nous avons mesuré des concentrations élevées – jusqu’à 140 ng/g de plumes – qui font craindre des effets négatifs sur la santé des oiseaux » peut-on lire sur le communiqué de l’étude. On sait par exemple, grâce aux résultats d’autres études complémentaires, que ces pesticides entraînent des troubles neurologiques importants chez les oiseaux et font chuter leur nombre dans nos campagnes. 

 

Publié dans Animaux, Ecologie

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